Fiche VBN – Vitamine D

Pas l’temps d’lire, pas siii intéressé par tout mon blabla :: si vous ne retenez qu’une chose que ce soit celle-ci :: 

Les ANREF – Apports Nutritionnels de Référence de Santé Canada suggèrent un apport quotidien de 600UI pour les individus de 1 à 70ans; le total grimpe à cet âge pour atteindre 800UI pour les plus âgés. Toute dose allant au-delà de ces apports suggérés devrait être évaluée par un praticien de santé. 

Voilà! On parle ici de dose moyenne couvrant les besoins de la plupart des individus sains qui n’ont pas l’opportunité de s’exposer suffisamment au soleil.

Ces valeurs conseillées traduisent un apport suffisant mais pas nécessairement optimal pour tous. L’individualisation des besoins est à considérer, mais pour ça, vous devez lire plus bas et/ou rencontrer un professionnel de la santé. 😉

ENGLISH version here.

La vitamine D :: quoi et comment?

2 règles générales caractérisent une « vitamine » ::

  1. Elle est indispensable aux réactions de l’organisme.
  2. Le corps ne peut la produire lui-même. 

Suivant cette logique, la vitamine D est soit une exception, soit une erreur de labelling. Elle est plutôt une hormone à structure stéroïdienne/ à base de cholestérol.

Sa production par le corps humain, tout comme celle du cholestérol, est tout à fait possible; la vitamine D nait dans la peau lorsque celle-ci est exposée aux rayons UVB. 

Elle se décline en 2 formes :: 

  • D2 :: ergocalciférol
  • D3 :: cholécalciférol

*Si la séquence de production complète et les structures impliquées vous intéressent, lisez cet article :: « Le corps humain, fabrique de vitamine D »

Son rôle principal consiste à réguler les taux de calcium et de phosphate de l’organisme. En gros, elle a le pouvoir de booster l’absorption du calcium et du phosphate arrivant dans la voie intestinale ET de libérer, au besoin, ces 2 minéraux de leurs lieux de stockage, majoritairement :: le système osseux.  

Il est estimé que la vitamine D régule + de 2000 gènes. Des récepteurs à son effet sont retrouvés dans TOUS les tissus du corps, incluant le cerveau; confirmant que son action s’étend bien au-delà de la seule régulation minérale. Le maintien d’un niveau adéquat de cette vitamine serait lié à une longévité accrue1.

Source à privilégier 

  • Exposition au soleil RESPONSABLE

Les rayons du soleil sont tellement démonisés de nos jours; je crois qu’il est important qu’on leur redonne un peu leurs lettres de noblesses. 

Avec cette foi en l’omniscience de la nature qui m’habite, j’ai beaucoup de mal à imaginer que la nature ait élaboré en nous un mécanisme de production de vitamine D via production solaire si complexe et magistral pour ultimement nous faire éviter les « vilains rayons solaires » en tout et partout… 

Le soleil est une source gratuite de vitamine D qui ne permet PAS une production qui va au-delà des besoins de l’organisme, contrairement à la supplémentation exogène. 

*Bonus, les rayons du soleil régénèrent également nos stocks de CoQ10; un antioxydant produit par le corps que les cellules utilisent pour leur croissance et maintenance. Ils améliorent également la pression sanguine et la fonction artérielle en libérant une substance, l’oxyde nitrique, provenant des nitrites et nitrates en circulation suite à la consommation de végétaux tels légumes feuilles vert foncé et betteraves.

On notera que l’exposition au soleil présentent ces effets et NON la simple supplémentation en vitamine D2,3

Bénéficier du soleil de façon sécuritaire

  • La prise thérapeutique de rayons UV ne se fait PAS durant les heures comprises entre 10 et 16hrs. 

En ces heures, les recommandations de la santé publique s’appliquent :: chapeau, lunettes de soleil, protection solaire sous la forme de crème SPF30 minimum ou de vêtements protecteurs4

Le photovieillissement, l’incidence de cataractes accrue, les dommages causés à l’ADN et les cancers de la peau liés à l’exposition irresponsable aux rayons UV ne sont PAS remis en cause ici. 

Il est important de profiter des effets vitalisant du soleil de façon judicieuse et parcimonieuse.

Un bon indicateur de l’intensité des rayons UV est la suivante :: si votre ombre est plus longue que votre taille réelle, l’écran solaire n’est probablement pas nécessaire. Aussitôt que cette particularité est égale ou inversée (ombre plus courte que votre taille) :: la protection est impérative5.

  • Au Canada, environ 10 à 25 minutes/jour d’exposition sans protection durant les mois représentant le printemps et l’été sont suffisants pour atteindre un apport en vitamine D adéquat.

Facteurs influençant le temps d’exposition de 10 à 25minutes ::

  • Le teint de la peau :: + foncée = + longtemps
  • L’âge :: + âgé = + longtemps
  • La surface exposée :: + couvert = + longtemps

En hiver, considérant que seulement 10% du corps (le visage et possiblement les mains) est exposé, le temps d’exposition grimpe ::

  • À 10 :00 –> 9.7hrs seraient requises
  • À 16 :00 –> 5.7hrs seraient requises

Ces données hivernales étant impossibles à mettre en place, la supplémentation dans les localités situées au nord de la latitude 37′, durant les mois représentant l’automne et l’hiver, est donc fortement conseillée 6,7,8.

L’exposition thérapeutique aux rayons du soleil n’a pas pour but de vous donner un hâle. Pour ceux et celles qui apprécient un teint bronzé ::

Garder en tête que la consommation régulière de caroténoïdes (légumes feuilles vert foncé et de couleur orangée) permet d’atteindre une pigmentation similaire, et apparemment plus attirante!?, à celle obtenue via exposition aux radiations solaires.

Faire le “p’tit poulet rôti” au soleil pendant des heures ne vous attirera que des ennuis alors que certaines études suggèrent que smoothies et bonne forme physique offriraient non seulement une bonification de la vitalité, mais aussi un effet bonne mine similaire à celui de la bronzette insouciante.9,9A, 9B.

Sources alimentaires, D3 :: 

  • Poissons
    • Églefin :: en morceaux, 1 tasse/ 136g – 32UI
    • Morue :: en morceaux, 1 tasse/ 136g – 63UI
    • Anguille :: en morceaux, 1 tasse/ 136g – 572UI
    • Saumon :: en morceaux, 1 tasse/ 136g – 473UI
    • Thon  (Albacore) :: en morceaux, 1 tasse/ 136g – 109UI
  • Foie de veau :: cuit, 136g – 234UI
  • Jaune d’œuf :: 2, cuits, calibre gros – 72UI
  • Produits fortifiés à la D3 provenant de lanoline (Extrait de la laine de mouton)
  • Microalgues exposées aux rayons UV :: utilisées dans les suppléments végétaliens
  • Lichen :: utilisé dans les suppléments végétaliens

Sources alimentaires, D2 :: 

  • Certains champignons

Selon leur exposition aux UV10 :: en général bien identifié sur l’étiquette de vente. Certaines compagnies offrent des poudres de champignons traités aux UV qui sont également riches en D2. Les champignons cultivés dans la noirceur/standards, ne sont pas une source significative de D2.

  • Portobello UV, cru :: 1 tasse en dées/ 86g – 976UI
  • Cremini UV, cru :: 1 tasses en tranche/ 72g – 919UI
  • Champignon blanc/ de Paris UV, cru :: 1 tasse en tranches/ 70g – 732UI
  • Produits fortifiés ou supplémentation provenant de l’irradiation solaire d’un type de levure (Saccharomyces cerevisiae). 

 **Bien que la forme D2 contribue définitivement à élever et maintenir le taux circulant de vitamine D; la version D3 supplémentaire offrirait une efficacité légèrement supérieure. Des compléments de D3 de sources animales et végétales sont maintenant sur le marché; omnis et véganes peuvent donc tous y trouver leur compte11.

Précautions

Certains aliments riches en vitamine D sont aussi très riche en vitamine A, vitamine qui, lorsqu’ingérée en excès, est associée (entre autres) à un risque accru de cancer de la prostate, de maladie cardiovasculaire et est défavorable aux états neurodégénératifs comme la maladie d’Alzheimer et de Parkinson12

Avis aux fans d’huile de foie de morue pour leurs besoins en vitamine D :: 1 c. à table pourrait vous faire excéder vos apports recommandés. Pour 1 360UI de vitamine D (élevé mais toujours sous l’apport maximal toléré de 4 000UI, vous ingérerez 13 600UI de vitamine A préformée (apport maximal toléré :: 10 000UI!!). Une prise quotidienne cumulera les excès, à votre détriment.

Un apport excessif en vitamine A entraverait la fonction et la structure des mitochondries :: les p’tites génératrices d’énergie de l’organisme. La perte de cheveux et/ou la diarrhée sont signes d’apport en vitamine A exagérée.

Les personnes atteintes du syndrome de Williams Beuren ou souffrant d’hypercalcémie transitoire/ idiopathique infantile présentent un métabolisme du calcium et de la vitamine D dérèglé et devrait consulter un médecin avant toute supplémentation 13.  

Risques associés aux apports exagérés 

La vitamine D est une vitamine liposoluble; comme les vitamines E et A, elle est soluble et assimilable dans les graisses et les huiles. 

Contrairement aux excès de vitamines hydrosolubles qui peuvent être relâchées dans l’urine, les excès de vitamine D se logent et s’accumulent dans les tissus gras de l’organisme. Il y a alors accumulation.

La prise excessive de suppléments de vitamine D, et l’accumulation qu’elle engendre dans les tissus, peut amener un taux sanguin dépassant les 150nmol/L :: seuil à ne PAS dépasser. Ces apports exagérés peuvent mener à une surabondance de calcium dans l’organisme, l’infiltration de calcium dans des tissus où il ne devrait pas se trouver et la déshydratation. 

La prise alimentaire est et reste la meilleure façon de combler les besoins, à risques moindres ou absents.

Un excès de vitamine D peut amener les signes suivants :: confusion, apathie/ léthargie, vomissements, douleur abdominale, urines fréquentes et soif intense et difficile à satisfaire (polyurie/ polydipsie). Noter :: le risque de mortalité et une incidence accrue de certains cancers (pancréas, sein, prostate) peuvent découler d’une prise trop élevée de vitamine D, sur une longue période 14,15

Risques associés à des apports SOUS-optimaux 

  • Déminéralisation des os menant à un risque de fracture accru
  • Bien qu’il ne soit pas toujours évident de départager les bénéfices de l’exposition au soleil de ceux d’une vitamine D circulante adéquate, certains liens ont été établit avec les pathologies et/ou inconforts suivants et sont présentement à l’étude16 ::  
    • Différents types de cancer (Prostate, côlon, poumon)
    • Faiblesse musculaire
    • Hypertension
    • Maladie auto-immune
    • Sclérose en plaques 17,18
    • Diabète de type 1 et 2
    • Schizophrénie
    • Dépression
  • Chez l’enfant et/ou l’adolescent en croissance, il y a risque de rachitisme; trouble osseux impliquant l’ostéomalacie (os mous) et l’ostéoporose (os “éponge”/ fragiles) liés à un déficit de minéralisation du squelette. 

Pertes potentielles // Besoins spécifiques 

  • Femmes ménopausées
  • Jeunes enfants :: les femmes allaitantes doivent connaître leur taux circulant de vitamine D, chercher à le soutenir et considérer une supplémentation pour elle et/ou leur poupon.
  • Personne obèse :: la vitamine D ingérée pourrait avoir une affinité plus grande pour les cellules adipeuses plutôt que pour les récepteurs permettant son activation.
  • Un individu en perte de poids pourraient également voir ses taux circulant augmenter au fur et à mesure que le gras (et la vitamine D qu’il contient!) est libéré de ces lieux de stockage. La supplémentation serait alors inutile.
  • Personne âgées :: fonction rénale diminuée, présence de précurseurs appauvrie dans le tissu cutané, exposition au soleil souvent limitée, appétit plus faible…
  • Personnes à la peau plus foncée :: la pigmentation accrue de la peau rend la photoproduction de vitamine D plus difficile.
  • Les individus ayant de la difficulté à digérer les gras comme ceux atteint de la maladie de Crohn ou diagnostiqué Céliac sont à risque de ne pas assimiler optimalement la vitamine D puisque celle-ci requiert la présence de gras pour son absorption.
  • Les gens sous médication de type glucocorticoïdes (prednisolone, hydrocortisone…) devraient consulter leur médecin et évaluer leurs besoins. *La naturopathie serait dans ce cas-ci une modalité complémentaire visant à protéger la vitalité et prévenir des inconforts additonnels.
  • Les gens souffrant de troubles de malabsorption connus devraient également consulter leur médecin et évaluer leurs besoins. *La naturopathie serait dans ce cas-ci une modalité complémentaire visant à protéger la vitalité et prévenir des inconforts additionnels

À l’évaluation des besoins on tiendra compte des facteurs suivants :: 

  • Latitude du pays de résidence. Montréal se situe à la latitude 45’, et se réfère donc aux recommandations concernant les latitudes comprises entre 40’ et 50’. 
  • Moment de l’année :: d’avril à octobre, la radiation solaire est favorable à la production cutanée de vitamine D. De novembre à mars, pour les localités situées au nord du 37e parallèle, la supplémentation devrait être à envisagée 19.
  • Mode de vie et temps passé à l’extérieur durant les mois propices à la formation de vitamine D.
  • Teinte de la peau :: plus on a la peau claire, plus la production est prononcée
  • Âge :: la peau s’atrophie au fil des ans et la capacité de production de vitamine D s’amenuise. L’absorption des sources alimentaires diminue aussi avec l’âge également20
  • Consommation de sources alimentaires entières et/ou fortifiées
  • Vitalité des organes activateurs de précurseurs de vitamine D soit le foie et les reins. S’il y a pathologie connue impliquant ces structures, la consultation médicale est fortement recommandée.
  • Intégrité des glandes parathyroïdiennes contrôlant la régulation de l’hormone PTH
  • Densité osseuse ou de tout état pouvant avoir un effet délétère sur celle-ci
  • Obésité21 
  • Prise de supplémentation autre. Ex. :: la prise concomitante de calcium isolé peut mener à des calculs rénaux.

Il faut rester intelligent et timide quand on considère la supplémentation; elle n’est pas une panacée. Plusieurs papiers tentant de corréler « supplémentation et action guérisseuse » n’ont pas pu établir de lien solide. 

La vitamine D a avant tout un effet préventif, et PLUS n’est définitivement PAS synonyme de mieux. 

Prise de sang

*Les prises de sang sont prescrites et interprétées par un médecin. La vitamine D totale peut faire partie de votre bilan sanguin, vous n’avez qu’à le demander. 

Valeurs de référence :: 

  • 75 et 150nmol/L représente l’idéal.
  • 50 à 74nmol/L se lira comme une insuffisance
  • 50nmol/L et moins, comme une carence franche. 

La seule donnée sanguine n’est pas suffisante pour évaluer vos besoins. D’autres marqueurs doivent être investigués de façon à avoir un tableau complet de votre force vitale.

*Il est bien de garder en tête que des tribus africaines, Massaii et Hadzabe, vivant un mode de vie ancestral (nudité/ quasi nudité, très ambulant, exposition au soleil quotidienne à une latitude permettant une synthèse de vitamine D ininterrompue) présentent des taux moyens de 115nmol/L. Cette donnée représentant possiblement le taux que la nature avait en tête quand elle a créé l’humain comme une machine s’autorégulant; il est sage d’ouvrir une porte permettant à la recherche de possiblement hausser les taux recommandées dans le futur22.

Précisions sur les dosages, la prise et le choix d’un supplément

Selon une étude du Journal of Bone and Mineral Research, la plupart des groupes étudiés atteignent les niveaux ciblés avec un apport quotidien entre 400 et 600UI pour les enfants et 800UI pour les adultes.

Des apports pédiatriques avoisinant les 1000UI; et 2000UI pour les adultes (selon le profil de l’individu) sont probablement sécuritaires à long terme23

La prise de supplément de vitamine D AVEC le repas le plus copieux de la journée améliorerait son absorption24.

Les suppléments ne sont pas tous égaux. Assurer vous de choisir une compagnie qui opte pour le testing par une tierce partie afin de confirmer les concentrations et la qualité de son produit. 

Voici qui conclut la fiche de la vitamine D!

Quelques études sont intégrées à même cet article, n’hésitez pas à lire plus en profondeur sur le sujet; cet outil n’est qu’une synthèse rapide et simplifiée.

Si besoin il y a, envoyez ou présentez ces études à votre praticien de santé afin d’évaluer si votre taux de vitamine D soutient pleinement votre vitalité. 

Restez humble et curieux, 

Soyez bien,

Vicky x

Vicky Bachand ND.A est naturopathe :: un naturopathe ne remplace PAS un médecin.

Les renseignements contenus dans cet article sont présentés strictement à titre informatif et ne visent pas à fournir des renseignements complets sur les sujets traités ni à remplacer les conseils d’un professionnel de la santé qualifié.

Ces renseignements ne constituent ni une consultation, ni un diagnostic ou une opinion médicale, et par conséquent, ne doivent pas être interprétés comme tels.

Consulter toujours votre professionnel de la santé si vous avez des questions au sujet de votre état de santé.

VBN Sheet – Vitamin D

No time to read!? Not thaaat interested in getting to know vitamin D “in depth”?! Then simply know and remember this one basic thing ::

Health Canada’s DRIs – Dietary Reference Intakes suggest daily intakes of 600IU of vitamin D for individuals aged 1 to 70. From that point, total goes up to 800IU for older adults. Any dose higher than these reference values should be evaluated by a health care professional. 

There! These are the numbers that should cover the needs of the majority of healthy individuals who don’t have the opportunity to expose their skin to the sun sufficiently.

These suggested values represent a sufficient amount for most but not necessarily an optimal one for all. Individualising these suggestions should be considered, but in order to do that, I’m afraid you’ll have to keep reading and/or meet up with a health specialist who can give you the blabla and save you the reading. 😉

La version FRANÇAISE ici.

Vitamin D :: the what and the how?

There are 2 basic rules that define a “vitamin” ::

  1. It is essential to reactions in the body 
  2. The body cannot produce it itself

Following this logic, one could argue vitamin D is either an exception or a labelling glitch; it’s actually most accurately described as a steroïd/ cholesterol based hormone.

Its production within the human organism, just like cholesterol’s, is absolutely possible; vitamin D is synthesized in the skin when it is exposed to UVB rays.

The sunshine vitamin comes in 2 forms ::

  • D2 :: ergocalciferol 
  • D3 :: cholécalciferol

*If you are curious about all the pathways and structures involved in endogenous vitamin D production, read this piece :: ” Human body; a vitamin D production plant“.

Vitamin D’s main job is to regulate calcium and phosphate levels circulating in the body. Simply put, it has the power to boost these minerals’ absorption in the intestinal tract AND can release them from their storage organs, mainly, the skeleton.

It is estimated that vitamin D regulates more than 2 000 genes. Its receptors can be found in ALL tissues of the body, including the brain; thus, suggesting that its action goes far beyond mineral regulation. Adequate intakes of this vitamin seem to be linked to greater longevity1.

Main source

  • RESPONSIBLE exposition to the sun’s rays

While the sun’s rays have been demonized for a while now, I reckon it’s time to give them back the level of recognition they deserve.

Having full trust in the omniscience of Nature, I find it impossible to believe it would have elaborated such a complex and masterful mechanism of “in-house” production of vitamin D via the sun’s energy only to have us avoid sunbeams at all costs.

The sun is a FREE source of vitamin D and contrary to external supplementation, it plays harmoniously with our own self-regulating mechanisms.

*Bonus, sunlight has the power to replenish our CoQ10 stores; an antioxidant our cells use for growth and repair. It also acts favorably on blood pressure and arterial function by liberating a substance, nitric oxide, which is present in the blood stream after ingestion of nitrite/nitrate containing foods. Dark leafy greens and beetroot are great precursors of this phenomenon.

Emphasis should be placed on the fact the SUN’s rays are able to do all this, NOT isolated vitamin D supplementation2,3. Supplementation is not a bad idea, it simply should be done with a certain level of restraint and not be your only option and source of any nutrient.

Safely taking advantage of the sun’s rays

  • Therapeutic UV exposition should not be done between the hours of 10am and 4pm.

During these “high sun” hours, all public health recommendations should be followed :: hat, sunglasses, sun protection in the form of SPF30 minimum sunscreen and/or protective clothing4

Photoaging, increased incidence of cataracts, damages to our DNA and skin cancers linked to IRRESPONSABLE sun exposure are not questioned here.

It is critical that we approach the sun’s beneficial and vitalizing rays in a judicious and parsimonious way.

A great (and dead simple!) indicator of UV rays’ strength is the following :: if your shadow is taller than your actual height, then sun protection might not be necessary. Once this ratio is equal or reversed and your shadow becomes shorter than you :: protection becomes mandatory5.

  • In Canada, on average, 10 to 25 minutes/ day of sun exposure without protection during the months representing spring and summer are sufficient to obtain adequat amounts of vitamin D.

Aspects influencing time of exposure ::

  • Skin colour :: darker skin typically requires more time
  • Age :: the older we get, the more time we need
  • Exposed surface area :: the more covered we are, logically the more time we need to allow sufficient production

In winter, considering roughly 10% of our bodies are exposed (face and possibly hands), required time in the sun goes up ::  

  • At 10 :00 –> 9.7hrs would be necessary
  • At 16 :00 –> 5.7hrs would be necessary

The sun’s angle simply isn’t conducive to the production of significant amounts of the sunshine vitamin. These values being impossible to achieve, supplementation in localities north of latitude 37′, during the months representing winter, is very much suggested6,7,8.

Therapeutic exposition to the sun’s energy should not serve as a tanning tool. For those of us who enjoy a little tan ::

It is worth noting that regular consumption of carotenoids (dark leafy greens and orange hued fruits and veg) allows the body to create a similar pigmentation from within. Turns out it even is, apparently!?, even more attractive than its “sunbaking” counterpart.

Going full on “rotisserie chicken” mode in the sun for hours on end is guaranteed to bring about trouble in the long run. Smoothie drinking and enhanced physical fitness both actually offer increased vitality and a healthier glow which is just as attractive, if not more!, as skin damaging, overdone sun worshipping9,9A,9B.

Sources, D3 :: 

  • Fish
    • Haddock :: chunks, 1 cup/ 136g – 32IU
    • Cod :: chunks, 1 cup/ 136g – 63IU
    • Eel :: chunks, 1 cup/ 136g – 572IU
    • Salmon :: chunks, 1 cup/ 136g – 473IU
    • Tuna  (Albacore) :: chunks, 1 cup/ 136g – 109IU
  • Calve’s liver :: cooked, 136g – 234IU
  • Egg yolk :: 2 large, cooked – 72IU 
  • D3 fortified products :: produced from lanolin (Extracted from sheep’s wool)
  • Microalgae that has been exposed to UV :: found in some vegan supplements
  • Lichen :: found in some vegan supplements

Sources, D2 :: 

  • Certain mushrooms

Vitamin D concentration is conditional to UV exposure10 :: UV fungi are generally clearly identified on their label. Certain companies also offer UV treated, D2 rich, mushroom powder for culinary purposes. Mushrooms that are grown with standard “in-the-dark” processes are NOT a significant source of D2

  • Portobello UV, raw :: 1 cup, diced/ 86g – 976IU
  • Cremini UV, raw :: 1 cup, diced/ 72g – 919IU
  • White button mushrooms, raw :: 1 cup, sliced/ 70g – 732IU
  • Fortified products or supplements enriched with a type of yeast (Saccharomyces cerevisiae) that has been exposed to UV light. 

 **While the D2 type, from food or supplements, has been shown to contribute to the elevation and maintenance of vitamin D levels in the body; the D3 form is thought to offer a slightly better efficacy when supplement forms are compared. Luckily, D3 supplements on the market today come from various sources. Omnis and vegans can find a suitable D3 product to suit their needs and ethics11.

Precautions

Certain foods that are rich in D are also highly concentrated in vitamin A. This vitamin, when ingested in excess, is associated with an increased risk of prostate cancer, cardiovascular disease and has shown deleterious effects in neurodegenerative conditions such as Alzheimer‘s and Parkinson‘s disease12

A great example is cod liver oil :: each tablespoon will exceed both vitamin D and A recommended intakes. 1 tbsp represents 1 360IU of vitamin D (which is high but still below the maximal tolerated daily intake of 4 000IU) and 13 600IU of preformed vitamin A (Tolerable upper intake level :: 10 000IU!!). A daily consumption of such a food will quickly “pile on the excess” to your detriment.

An excessive intake of vitamin A is thought to disturb mitochondrial function and structure; mitochondria are the body’s tiny energy plants. Hair loss and/ or diarrhea are common signs of excessive intake of vitamin A.

People suffering from Williams Beuren syndrome or infantile idiopathic hypercalcemia both present anomalies in their regulation of calcium and vitamin D. They should definitely consult their doctors before supplementing either of these nutrients13.  

Risks of exagerrated intakes 

Vitamin D is a fat soluble substance; just like vitamins E and A, it is best absorbed and assimilated in the presence of fats and oils.

Unlike water soluble nutrients which can be excreted in urine when the body has more than it knows what to do with; excess vitamin D intakes end up being stored in the fatty tissue of our bodies where it accumulates.

Exaggerated intake of vitamin D supplements, and the saturation of our fat cells, can result in a blood level exceeding the upper limit of 150nmol/L. This (avoidable) imbalance can lead to an overabundance of calcium in the body, calcification of tissues and calcium deposits in tissues where it does not belong and dehydration.  

Dietary intake and responsible sun exposure are the best ways to fulfill the body’s needs while avoiding deleterious effects.

Superfluous vitamin D in the body can translate into the following signs :: confusion, apathy/ lethargy, vomiting, abdominal pain, frequent urination and thirst that is intense and difficult to quench (polyuria/ polydipsia). Note :: redundant over supplementation of vitamin D during long periods of time could increase certain cancer risks (pancreas, breast, prostate) and all-cause mortality 14,15

Sub-optimal intakes and associated risks

  • Demineralisation of bones and increased risk of fracture
  • While establishing a distinction between sun exposure and adequate vitamin D levels might not always be obvious or even feasible, links between inadequate vitamin D levels and certain conditions and discomforts have been suggested and are presently being studied16 ::  
    • Certains cancers (Prostate, colon, lung)
    • Muscle weakness
    • Hypertension
    • Auto-immune disease
    • Multiple sclerosis 17,18
    • Type 1 and 2 diabetes
    • Schizophrenia
    • Depression
  • In growing children and adolescents, rickets is to be kept in mind :: the condition is linked to poor bone quality characterised by osteomalacia (soft bones) and osteoporosis (fragile bones). It is tightly linked to a mineralisation deficit of the skeleton.

Specific needs

  • Menopausal women
  • Young children :: breastfeeding women should shave their vitamin D tested, support its adequate concentration and should consider a source of supplementation for their infant/ child.
  • Obese individuals :: vitamin D having such a strong affinity for adipose tissue, it could end up being sequestered in fat cells before it can meet the receptors that are responsible for its activation.
  • Inversely, an obese individual on a weight loss journey could see their vitamin D level naturally rise as fat (and the stored vitamin D within it!) is released from storage. Supplementation in this case would be futile.
  • Elderly population :: diminished renal function, decreased presence of precursors within the skin, limited sun exposure and reduced appetite can all impact vitamin D intake and assimilation.
  • Dark skinned individuals :: the important presence of pigments in the skin makes photoproduction of vitamin D a touch more difficult.
  • Individuals with conditions that make the digestion of fat difficult such as those diagnosed with Crohn‘s or celiac disease. Vitamin D’s absorption being linked to presence of fat in the diet, optimal absorption might be compromised.
  • Persons taking glucocorticoid type medication (prednisolone/ prednisone, hydrocortisone…) should consult their doctors and evaluate their needs to avoid glucocorticoid induced osteoporosis.
  • People suffering from known malabsorption issues should also consult with their medical doctors to evaluate their needs.

While evaluating vitamin D needs, the following elements should be kept in mind ::

  • Country of residence’s latitude. Montréal is located at latitude 45’, and therefore follows general sun exposure guidelines referring to latitudes comprised between 40’ and 50’. 
  • Time of year :: from April to October, the sun’s angle is favorable to adequate cutaneous production of vitamin D. From November to March however, people residing north of the 37e parallel should consider supplementing their diet19.
  • Lifestyle and time spent outdoors during months when endogenous production is possible.
  • Skin color :: the lighter the skin, the easier the internal production, the smaller the needs.
  • Age :: as skin atrophies with time’s passing, vitamin D production becomes less and less efficient. Absorption through diet also decreases with age20
  • Actual consumption of “natural” and fortified vitamin D sources.
  • Vitality of organs involved in vitamin D activation :: liver and kidneys. A diagnosed pathology of either of these structures requires medical advice. Naturopathy can most definitely tag along as a vitality support and prevention of function decline modality.
  • Integrity of parathyroid glands regulating PTH hormone. A diagnosed pathology of these structures requires medical advice. Naturopathy can most definitely tag along as a vitality support and prevention of function decline modality.
  • Bone density and all lifestyle and dietary factors that could influence it.
  • Obesity21 
  • Other supplements being taken regularlyEx. :: isolated calcium supplementation could lead to kidney stones.

One has to remain smart, educated and somewhat timid when considering supplementation :: it is NOT a panacea. Numerous studies have attempted to link “vitamin D supplementation and healing properties” and could not put forth a strong correlation.

Vitamin D is first and foremost and prevention tool and “more” most definitely is not automatically linked with “better”.

Blood tests

*Blood tests are prescribed and interpreted by medical doctors. Total vitamin D can be included in blood tests, all you have to do is ask.

Reference values :: 

  • 75 to 150nmol/L is considered ideal.
  • 50 to 74nmol/L reads as “insufficient”
  • 50nmol/L or less, reads as a “deficiency” 

As with most things related to health, this one blood value is not enough to evaluate needs and actual state of vitality; other aspects must be investigated to round out the results.

*I think it is also worth mentionning that African tribes living an “ancestral lifestyle” have been studied in the context of vitamin D levels :: Massaii and Hadzabe tribes live a life that is very active, quasi nude and abundantly exposed to the sun year round at a latitude that is conducive to uninterrupted vitamin D production in the skin. This demographic presents average vitamin D levels around 115nmol/L. One could hypothesize this value to be what nature had in mind when it created human beings as self-regulating vitamin D production entities; we should therefore keep the door open to further studies that could define optimal levels closer to this figure in the futur22.

A few precisions on dosage, timing of ingestion and supplement choice

According to a study from the Journal of Bone and Mineral Research, most studied individuals achieve adequate vitamin D levels with a daily intake of 400 to 600IU for children and around 800IU for adults.

Data suggests that doses as high as 1000IU for children and 2000IU for adults (obviously depends on individual profiles) are well tolerated and safe for long term use in most cases23.  

Taking a vitamin D supplement WITH the largest meal of the day seems to boost absorption24

Dietary supplements are most definitely not all created equal. One should look for a lab that opts for third party testing to confirm the accurate concentration and quality of its product.

There we have it :: vitamin D in a nutshell!

A few studies have been linked throughout this article, get acquainted with the data if you wish to know more about this topic; this post is merely a quick and simplified intro into the subject. 

Research papers are always a great way to approach a discussion with your health care provider, feel free to share them with yours if you think it would be useful in the evaluation of your specific needs and the enhancement of your vitality. 

Stay curious and humble, 

Be well,

Vicky x 

Vicky Bachand ND.A is a naturopath :: a naturopath does NOT replace a medical doctor.

Ideas provided in this article are presented as information only and do not aim to provide in depth details about the chosen topic nor replace the advice of a qualified health care provider.

Information shared here does not constitute a consultation, a diagnosis nor a medical opinion and therefore should not be interpreted as such.

Always consult with your chosen health care provider if you have questions about your personal health.