Le métabolisme du fer, expliqué

Si vous ne retenez qu’une chose de cet article, que ce soit celle-ci :: 

Le fer est à la fois ESSENTIEL et TOXIQUE pour l’organisme humain.

Dans notre société où plusieurs semblent adopter l’adage :: « Si UN PEU c’est bien, alors PLUS est inévitablement mieux » je souhaite mettre une emphase particulière sur le fait que cette mentalité s’applique très peu aux processus métaboliques humains. 

ENGLISH version here.

Le corps étant conçu pour, inlassablement, dissiper les excès et pallier les carences que nos modes de vie lui imposent; pourquoi vouloir le surcharger à outrance? 

La supplémentation en fer isolé doit se faire « À la Boucle d’or »; elle est fortement déconseillée sans la supervision d’un professionnel de santé.

Notoirement difficile à absorber, le fer est également très difficile à éliminer et met tout individu y allant « à tâtons » dans le merveilleux monde de la supplémentation à risque de surcharge. 

Le fer a plusieurs rôles dans le corps humain :: 

  • Transport d’oxygène
  • Transfert d’électrons
  • Respiration cellulaire –> création d’énergie!
  • Synthèse et réparation d’ADN et protéines
  • Synthèse de l’ARN
  • Cofacteur de nombreuses enzymes :: enzymes qui sont essentielles à TOUTES les réactions biochimiques du corps humain.
  • Participe à la formation des hémoprotéines :: hémoglobine, myoglobine, cytochromes…

En excès et/ou en cas de régulation compromise, il entrave le bien-être humain ::

  • Il peut être promoteur de formation d’espèces réactives de l’oxygène (ROS/ FRO) qui peuvent causer des dommages à l’ADN et/ou inactiver certains enzymes. En termes simples, on pense :: radicaux libres toxiques. Le fer mal régulé/ excédentaire a la capacité de provoquer un vieillissement accéléré des cellules. (Réaction de Fenton)

Cette mise en garde bien établie, voyons comment le corps humain régule ses apports et ses stocks de fer. 

Apports

Le fer est d’abord dit « essentiel » parce que le corps ne peut le synthétiser et donc, des sources alimentaires doivent impérativement être consommées. 

Les apports se présentent sous 2 formes :: 

**Notion à laquelle les végé voudront porter une attention toute particulière :: l’absorption de ces 2 formes de fer ne se fait ni pareillement, ni également.

  • Fer ferreux/ Fe2+/ fer héminique :: Environ 10% du fer alimentaire, il représente approximativement  1/3 du fer absorbé. On parle de fer de provenance animale intégré à des molécules d’hémoglobine et de myoglobine analogues aux nôtres. “Héminique” traduit la présence d’héme, le fer y est logé. On pourrait comparer ce type, si on utilise une analogie un peu douteuse, à un baigneur (le fer) arrivant à la piscine avec un manteau (l’hème) par-dessus son maillot d’bain. Stick with me! J’promet que ça va être utile plus bas. 😉
  • Fer ferrique/ Fe3+/ fer non héminique/ Inorganique :: Environ 90% du fer alimentaire, il représente approximativement 2/3 du fer absorbé. Ce fer végétal est libre d’hème; il est un peu comme un baigneur qui arrive à la piscine publique nu comme un ver :: sans manteau, ni maillot. Vous comprendrez donc que certaines modifications devront être faite avant de le laisser entrer celui-là.

Absorption de fer Fe3+/ NON Héminique dit inorganique

Dans le tube intestinal, le fer ferrique de source végétale, Fe3+, ne peut être absorbé; une enzyme doit d’abord altérer sa charge (le DCYTB, majoritairement). Cette enzyme a besoin pour opérer de vitamine C. Si vous avez déjà entendu ou lu qu’il est avantageux de coupler ses apports de fer végétal d’une source de vitamine C :: c’est pour cette raison! 

PAS de vitamine C, pas d’altération possible de la molécule de fer = PAS d’absorption.

L’analogie douteuse est de retour :: il en revient à demander à notre baigneur nu de bien vouloir mettre un maillot avant d’entrer à la piscine. L’entrée requiert donc 1- la capacité d’enfiler un maillot, l’enzyme, et 2- le fait d’en avoir un sous la main, la vitamine C.

*On notera qu’une acidité gastrique adéquate est aussi impliquée dans l’altération de la charge du fer. Les individus sous administration d’inhibiteurs de pompe à proton (réducteurs d’acidité gastrique), devraient donc garder ce fait en tête quand ils évalueront leurs besoins1. La bactérie H.pylori peut aussi venir jouer sur l’absorption initiale du fer via un baisse d’acidité gastrique2.

Le fer Fe3+ ainsi converti en Fe2+ -équivalent de notre baigneur maintenant décemment vêtu- peut s’engager depuis l’intestin, dans la cellule intestinale via un transporteur (le DMT1). 

Le fer étant dommageable pour l’organisme; il ne peut ressortir de l’autre côté de la cellule intestinale et gagner accès à la circulation que s’il est couplé à une molécule en quelque sorte « atténuante/ stabilisante/ désarmante » soit ::

  • Pour sa circulation HORS cellule :: il se lie à la transferrine, une protéine de transport, de transfert
  • Pour son stockage DANS une cellule :: il se lie à une ferritine, une protéine de réserve de fer

Il est à noter qu’encore une fois la charge du fer devra changer; le fer ne peut s’accrocher à aucune de ces molécules sous sa forme Fe2+. Notre baigneur en maillot est bien entré à la piscine, mais il doit maintenant revêtir un bonnet de bain pour gagner accès au bassin et finalement nager.

Deux molécules se chargent d’altérer, une fois de plus, la charge du fer; elles sont toutes 2 dépendantes du cuivre ::

  • Héphaestine :: travaille majoritairement à faciliter la sortie du fer des cellules intestinales où il a été absorbé initialement
  • Céruléoplasmine :: impliqué dans la facilitation de l’accrochage du fer à la transferrine se chargeant de son transport sécuritaire

Ces 2 composantes expliquent en partie que les gènes impliqués dans la gestion du cuivre soient régulés dans la même direction que ceux impliqués dans l’absorption du fer en cas de carence en fer3.

On récapitule :: 

  1. Le fer végétal, doit subir une réduction de charge pour pénétrer dans les cellules intestinales. Une enzyme, avec l’aide de la vitamine C, le converti. On s’imagine un baigneur nu à qui on demande de bien vouloir mettre un maillot pour entrer à la piscine publique.
  2. Le fer maintenant dans la forme/ tenue appropriée, entre dans la cellule via un transporteur, une porte.
  3. Pour gagner accès à la circulation et être ultimement utilisé ou stocké, le fer doit, une fois de plus, subir une altération de charge, une oxydation. Notre baigneur indécent repenti doit maintenant enfiler un casque de bain pour gagner accès à l’eau. Héphaestine et/ou céruléoplasmine, 2 protéines nécessitant du cuivre pour fonctionner, se chargent de cette altération.
  4. Le fer maintenant dans la forme/ tenue appropriée est finalement utilisable par l’organisme. 

On conclue que pour des raisons évidentes, les surcharges de fer végétal alimentaire (je ne parle PAS de suppléments!) sont très improbables. Le métabolisme est complexe et cela peut jouer, contrairement à la croyance populaire de « végé = carencé », en faveur de l’individu. 

Abosorption du Fe2+/ Héminique

Le fer de source animale ayant déjà la bonne charge pour l’absorption intestinale -il arrive à la piscine DÉJÀ vêtu d’un maillot- emprunte simplement un transporteur, le HPC1. Notez qu’il emprunte une porte différente de notre ami nu, expliquant le fait que ces 2 formes de fer ne se font pas compétition pour l’absorption; chacun ont leur porte d’entrée spécifique.

Une enzyme, l’hème oxygénase, libère le fer de sa molécule de transport, l’hème. Analogie douteuse #2 :: notre baigneur arrivant en maillot porte aussi un manteau; il doit donc le laisser dans un casier dans le vestiaire. S’ensuit un mécanisme de circulation/ absorption, toujours dépendant du cuivre, identique à celui du fer végétal/ non héminique décrit plus haut.

Une fois l’étape initiale de l’absorption intestinale réussie (Maillot d’bain? Check. Manteau retiré? Check.), les 2 formes deviennent interchangeables via transfert d’électrons se faisant au gré des besoins en « stockage » et « utilisation » de l’organisme. 

Régulation

Les cellules intestinales n’activent leurs transporteurs et récepteurs de fer que si elles ont reçu un message leur indiquant un besoin. Le nombre de transporteurs de fer n’est pas statique, il fluctue au gré de la régulation hormonale4,5.

C’est l’hepcidine, hormone hépatique maitresse de la régulation du métabolisme du fer, qui se charge de communiquer les besoins aux parties impliquées dans l’absorption et la circulation du minéral. 

  • En cas de fer suffisant ou surprésent :: elle se fixe sur la ferroportine; le seul exportateur de fer connu situé à la surface des cellules. Elle provoque l’internalisation et la dégradation de ces portes de sortie du fer. En gros, elle baricade les ponts donnant accès à l’extérieur des lieux de stockage et  « emprisonne » le fer dans les cellules. Elle limite ainsi une utilisation supplémentaire de fer qui pourrait s’avérer nocive.

En plus d’inhiber son relargage des lieux de réserve, l’hepcidine bloque également l’absorption intestinale du fer ; sa présence est donc logiquement élevée en cas de surcharge de fer.

Suivant cette ordre d’idée, un pool de fer insuffisant aura pour effet de diminuer la sécrétion d’hepcidine et permettra libération et absorption intestinale du fer sans restriction.

À noter :: Un état infectieux et/ou inflammatoire aura aussi un effet promoteur d’hepcidine.  La régulation du fer n’est donc pas qu’une question de « fer suffisant ou pas», l’équilibre inflammatoire de l’organisme joue un rôle important dans la bonne gestion du fer via son effet sur l’hepcidine. Obésité, maladie auto-immune, pathologies entrainant des saignements chroniques ou une irritation constante de la muqueuse intestinale, grossesse, infection à Helicobacter pylori… ; plusieurs facteurs au-delà de la simple équation fer in/ fer out sont à prendre en compte quand on évalue les besoins en fer d’un individu.

Recyclage du Fer

Il n’existe aucun système actif d’excrétion du fer chez l’humain; le contenu en fer de l’organisme est principalement contrôlé par la modulation de l’absorption intestinale. Elle est tantôt accrue, tantôt ralentie, voire stoppée. 

La régulation du fer est en quelque sorte quasi « auto-suffisante »; elle implique très peu d’entrée et de sortie du minéral puisqu’il est constamment recyclé/ réutilisé. 

Des 3 à 5g présents dans un organisme sain, 99% ne peuvent en sortir; expliquant que les besoins quotidiens soient si minimes.

Sa répartition se décline ainsi ::  

  • La production et maturation des globules rouges et leurs précurseurs dans la moelle osseuse accaparent les 2/3 du fer total de l’organisme; la majeure partie de ce fer provient du recyclage des globules rouges ayant atteint la fin de leur vie utile. Ce sont les macrophages du foie et de la rate qui sont en charge de la dégradation des globules rouges et du relargage du fer qu’elles contiennent dans la circulation.
  • Une partie du fer disponible est également stockée dans les cellules du foie par les ferritines.

Longévité

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, la charge totale de fer dans l’organisme tend à augmenter au fil des ans6; les apports moyens de la diète Nord Américaine étant fréquemment plus importants que les besoins. Cette accumulation serait responsable d’un vieillissement cellulaire accéléré dû au stress oxydatifs engendré par la surprésence de fer dans l’organisme. Plusieurs études démontrent des dépôts de fer dans la substance noire d’individus affecté par la maladie de Parkinson7

Une concentration en fer plus faible dans l’organisme pourrait en partie expliquer la longévité plus importante des femmes vs celle des hommes. Les saignements mensuels étant source de perte de fer; ils auraient possiblement un effet préventif sur l’accumulation de fer quasi inévitable chez l’homme. Les travaux du Dr Thomas Perls sur le sujet de la longévité sont particulièrement intéressant.

De plus en plus d’études soutiennent les sources végétariennes de fer comme “protectrices” de cet effet d’accumulation puisque malgré une abondance marquée dans l’alimentation, l’absorption est plus modeste, ce qui est bénéfique à un organisme sain et adéquatement alimenté et régulé8,9.

Alimentation AVANT supplémentation

On ne le répétera jamais assez, la supplémentation en fer n’est pas à prendre à la légère; un test sanguin reste la meilleure façon d’évaluer les besoins réels. Inquiets? Curieux? Une simple prescription d’analyse sanguine par votre médecin traitant reste l’avenue par excellence pour clarifier vos taux.

Cela dit, l’analyse de vos choix alimentaires et de votre état de vitalité générale sont aussi des outils inestimables dans la compréhension de vos besoins spécifiques.

Commencer par prendre connaissance des faits sur les apports sub-optimaux en fer en lisant cet article détaillant les différents mécanismes de l’anémie. Tout étant interrelié dans l’organisme humain; on se rend vite compte que le fer n’est pas un agent agissant seul dans le contexte de la santé sanguine. La vitamine C et le cuivre ont été mentionnés ici, mais la présence de plusieurs autres micronutriments (B6, B9 et B12 entre autres) est aussi cruciale dans la quête de bien-être absolu.

La « Fiche VBN – Fer » met en lumière les faits de bases couvrant pour les apports recommandés, les sources, les pertes possibles et les risques liés aux apports exagérés.

Quelques études sont intégrées à même cet article, n’hésitez pas à lire plus en profondeur sur le sujet; ce billet n’est qu’une synthèse rapide et simplifiée.

Si besoin il y a, envoyez ou présentez ces études à votre praticien de santé afin d’évaluer si vos taux de fer soutiennent pleinement votre vitalité. 

Restons toujours humbles et curieux, 

Soyez bien,

Vicky x 

Vicky Bachand ND.A est naturopathe :: un naturopathe ne remplace pas un médecin. 

Les renseignements contenus dans cet article sont présentés strictement à titre informatif et ne visent pas à fournir des renseignements complets sur les sujets traités ni à remplacer les conseils d’un professionnel de la santé qualifié.

Ces renseignements ne constituent ni une consultation, ni un diagnostic ou une opinion médicale, et par conséquent, ne doivent pas être interprétés comme tels.

Consulter toujours votre professionnel de la santé si vous avez des questions au sujet de votre état de santé.

Iron metabolism, explained

Should you read or remember only ONE thing from this piece, it should be the following ::

Iron is both ESSENTIAL and TOXIC to the human body.

In a society where most people seem to think “if a little is good, than moore must be better” I truly wish to place emphasis on the fact that this motto cannot be applied to most of our metabolic needs and processes.

Version FRANÇAISE ici.

The human body was created to constantly and tirelessly dissipate the excesses and insufficiencies that our chosen lifestyles generate. Why in the name of Life anyone would aim to overburden such a beautiful machine is beyond me?!

Isolated iron supplementation should be done using a “Goldielocks” approach; it is not recommended to all and the guidance of a health care professional is very much advised.

Notoriously hard to absorb, iron is also pretty hard to get rid of. A poorly informed, “self-supplementation regimen” could place a well-meaning individual in a deleterious state of overconsumption and absorption.

Iron has many uses within the body ::

  • Oxygen transport
  • Electron transfers
  • Cellular respiration –> energy production!
  • Synthesis and repair of DNA and various proteins
  • RNA synthesis
  • It is a cofactor of numerous enzymes :: enzymes which are essential to ALL human biochemical reactions
  • Necessary to the production of hemoproteins :: hemoglobin, myoglobin, cytochromes…
When in excess and/or in a case of compromised regulation, it can disrupt wellbeing ::
  • It promotes the formation of ROS, Reactive Oxygen Species. These molecules can cause damage to DNA and/or inactivate certain enzymes. In simple terms, think :: toxic free radicals. Poorly regulated and/or excessive circulating iron levels can cause premature, accelerated cell aging. (Fenton’s reagant)

This important mise-en-garde out of the way, we can now discuss how the human body regulates its iron supplies.

Intakes

Iron is a mineral that is deemed “essential” :: the body cannot produce it therefore, dietary sources must be consumed.

There are 2 forms of iron available in food ::

**An important distinction vegetarians and vegans will want to pay attention to :: absorption pathways of these 2 minerals are different, and the quantities absorbed are not the same either.

  • Ferrous Iron/ Fe2+/ heme iron :: Makes up 10% of dietary iron and represents 1/3 of all absorbed iron. This form comes from animal sources which package the mineral in hemoglobin and myoglobin that is similar to ours. “Heme iron” confirms that the iron is located within a heme protein. We could compare this type of iron to a guy (iron) arriving at the public pool (human bloodstream) wearing a jacket (heme) on top of his bathing suit. Stick with me, I hope this makes things clearer for us later!  😉
  • Ferric iron/ Fe3+/ Non heme iron :: Makes up about 90% of dietary iron and represents 2/3 of all absorbed iron. This inorganic form mainly comes from plant sources. It is not packaged in heme it is more like a swimmer arriving at the public pool buck naked! No coat, no bathing suit! I’m sure you see why SOME alterations will have to happen to this guy before he can gain access to our blood pool.
Absorption of NON heme Fe3+ iron :: the one that requires vitamin C

In the intestinal tract, ferric iron from plant sources cannot “simply” be absorbed; an enzyme must first alter its charge, that little number floating at the top right of the Fe (enzyme DCYTB, mainly). This enzyme requires vitamin C to operate. If you’ve ever heard that it’s beneficial to combine plant iron sources with vitamin C rich foods :: this is why!

NO vitamin C means NO charge alteration which in turn means NO absorption

If we go back to our dodgy analogy, this “charge alteration” is a bit like asking naked guy to put on a suit before entering the premises. Entrance is therefore conditional to 2 criteria :: 1 – having the ability to get dressed, the enzyme and 2- having a bathing suit on hand, vitamin C.

*It is worth mentioning that adequate stomach acid (low pH) also plays a role in the alteration charge of iron. People on proton pump inhibiting medication, which reduce gastric acid (up the pH), should keep this is mind when evaluating their needs1. H. pylori bacteria is also known to throw off our ability to absorb iron through its pH rising effect on stomach secretions2.

Fe3+ iron now converted into Fe2+ -our naked bather in appropriate public pool attire- can travel form the intestines into intestinal cells via transporters/ doors (DMT1). 

Iron being highly reactive and actually damaging to the human body in its free form; it can only be allowed to travel from the intestinal cell into circulation once coupled with a “stabilising/ disarming/ mitigating” molecule ::

  • For its circulation out of the intestinal cell into the bloodstream :: transferrin is in charge, it is a transport or transfer protein.
  • For its storage inside our cells :: it gets bound to ferritin, an iron reserve protein

Once again, iron’s charge will have to be altered. Iron cannot bind to neither transferrin or ferritin in its newly acquired Fe2+ form. Our naked swimmer might be wearing a suit now, but he will not gain access to the water unless he’s wearing the mandatory bathing cap.

Iron assimilation :: a copper dependant step

  • Hephaestin :: who’s main job is to facilitate the iron’s exit from the intestinal cell where it was absorbed initially
  • Ceruloplasmin :: which is in charge of facilitating iron’s binding to transferrin for its safe blood transport

These 2 components partly explain why genes that are implicated in copper regulation react similarly to those regulating iron in a deficiency situation3.

Recap ::

  1. Iron from plant sources must have its charge altered in order to gain access to intestinal cells. An enzyme, with vitamin C’s help, is in charge of converting Fe3+ iron into Fe2+iron. We can imagine a naked person wanting to gain access to a public pool, the charge altering can be imagined as a change into proper, non-naked attire.
  2. Iron, now in its “bathing suit form”, enters the cell via a transporter.
  3. To gain access to the bloodstream and ultimately be used or stored iron must, for the second time, have its charge altered. Our swimming enthusiast must now put on his bathing cap before he can dip his toe in the water. Hephaestin and ceruloplasmin, 2 proteins that rely on copper, are in charge of this step.
  4. Iron is now perfectly configured to be used by the body however it pleases.  

It is logical to conclude that overconsumption of iron via dietary PLANT sources is highly improbable (NOT talking about supplements here!). This complex mechanism has a protective effect on our constitution :: plant iron being a common occurrence, its complete and full absorption at all times could have harmful effects.

Absorption of heme/ Fe2+ iron :: no vitamin C required!

Iron form animal sources comes already with the charge required for intestinal absorption :: he’s just that decent guy who arrives at the pool ALREADY wearing a bathing suit. This type of iron simply uses a transporter to get into our cells (HPC1). Both types of iron have their own specific transporters and that is a good thing because it means there is no competition for the entryway. A public pool has more than one door, and each bather has its fave. There, no fighting!

Once Fe2+iron is inside the intestinal cell, an enzyme, heme oxygenase, proceeds to free it from its heme packaging. Still going with our pool/ bathers’ analogy, then “enzyme & heme” combo would best be represented by a jacket (heme) that one would leave in a locker (enzyme). Our iron, guy coat free and in his swimming trunks is ready to go and will then follow the same steps as the other form of iron previously described :: bathing cap/ copper dependence, proteins to keep it safe within the bloodstream…

As we can see, both forms become interchangeable once the initial absorption is over. Bathing suit? Check. Coat left in the locker? Check. From that point on everyone can act the same :: put your bathing cap on and proceed. Charges are altered following the body’s cues, both iron forms able to go from the “stored” form to the “use up” form with the help of enzymes and copper dependant carrier proteins.

Regulation

Intestinal cells will only “activate” their iron receptors if they have received a signal to do so. The number of receptors on the cells’ surface is not static but fluctuating in accordance with hormonal messaging4,5.

It is hepcidin, liver hormone master of iron regulation, who’s in charge of communicating metabolic needs to all the parts involved in iron absorption and circulation.

  • When iron is sufficient or overabundant :: hepcidin binds to ferroportin; the one known iron exporter which is located on the cells’ surface. Hepcidin causes internalisation and degradation of said iron exit doors. It sequesters iron INSIDE the cells by burning all the bridges giving it access to our circulatory system and tissues in order to limit its use and accumulation and prevent an adverse outcome.

Not only does it imprison iron inside storage cells, hepcidin also blocks intestinal absorption; hepcidin secretion is increased when iron is sufficient or overabundant.

Inversely, an inadequate iron pool will cause a decrease in hepcidin secretion, allowing unrestricted intestinal uptake and improved liberation of stored iron for usage.

Worth mentioning :: An infectious and/or pro-inflammatory state has a promoting effect on hepcidin. Iron regulation is therefore not ONLY an “iron in/ iron out” mechanism. Acute or chronic inflammation plays an important role on proper iron regulation via its effect on hepcidin. Obesity, auto-immune conditions, pathologies involving chronic blood loss and/or constant irritation of the intestinal mucosa, pregnancy, H. pylori infection… All of these conditions have some type of direct or indirect effect on an individual’s iron stores.

Iron recycling

There is NO known active iron excretion mechanism in humans. Iron that is present in the body is primarily regulated via intestinal absorption modulation; it is increased at times and slowed or stopped during others.

This regulation can be described as “self-sufficient”; it requires very little iron entry or excretion since it is constantly being reused/ recycled.

Of the 3 to 5g of iron present in a healthy body, 99% will never find the exit; explaining why we have such minimal daily dietary requirements.

Within the body, iron is distributed in these ways ::

  • Production and maturation of red blood cells and their precursors in the bone marrow “hog” 2/3 of all iron stores; the majority of which comes from the recycling of red blood cells that had reached the end of their useful lifespan. Macrophages from the spleen and liver are in charge of red blood cell degradation and recirculation of their useful components.  
  • A fraction of available iron is stored as “ferritin” within liver cells.

Longevity

Contrary to what one might think, the total concentration of iron within the body tends to increase with the years6; the average North American diet frequently providing more than is necessary. This accumulation is thought to be partly responsible for premature or accelerated cell aging due to the oxidative stress it generates. A few studies have shown iron deposits within the brain’s dark matter (substantia nigra) of individuals suffering from Parkinson‘s disease7

A lesser concentration of iron such as the one usually found in women who menstruate, could partially explain why feminine longevity is greater than men’s. Periodic, monthly bleeding representing regular iron losses; it could possibly have a preventative effect on excessive iron concentrations. Dr Thomas Perls‘ research work on this topic (and longevity in general) is particularly interesting. 

More and more studies seem to define vegetarian sources of iron as “protective” from this accumulation phenomenon; despite an abundance of iron in the veg diet, the absorption rate remains modest. What we assumed just a few years ago to be a “miss” for vegetarians is slowly turning out to be an advantageous, built-in regulation system that brings benefits in the long run for those consuming an adequate, properly planned, plant rich diet8,9.

Dietary sources BEFORE supplementation

I’ll say it one more time :: isolated iron supplementation is not a thing to be done haphazardly; a blood test is one of the great tools when evaluating your needs. Worried? Curious? A simple blood draw prescription from your MD is an excellent way to begin your investigation.

That being said, the values from a blood analysis are only one piece of the puzzle :: your dietary choices, your general state of vitality and other lifestyle particularities are invaluable tools in the comprehension of your specific needs.

If you wish to know more about the implications of chronic sub-optimal iron intakes, maybe you’ll enjoy reading this piece on anemia.

All bits influencing all parts at all times within our bodies, it is foundational to understand that iron does not work alone. vitamin C and copper were mentioned here but B6, B9 and B12, among others, are also of capital importance on the journey towards proper iron metabolism, abundant energy and deep-rooted wellbeing.

The « VBN Sheet – Iron » sheds light on all basic facts about this important mineral :: daily reference intakes, sources, possible losses and risks linked to overdoing it are all discussed there.

A few studies have been linked through this article, get acquainted with the data if you wish to know more about this topic; this post is merely a quick introduction, a simplified intro into the subject. 

Research papers are always a great way to approach a discussion with your health care provider, feel free to share them with yours if you feel it would be useful in the evaluation of your specific needs and the enhancement of your vitality. 

Stay curious and humble, 

Be well,

Vicky x 

Vicky Bachand ND.A is a naturopath :: a naturopath does NOT replace a medical doctor. 

Ideas provided in this article are presented as information only and do not aim to provide in depth details about the chosen topic nor replace the advice of a qualified health care provider. 

Information shared here does not constitute a consultation, a diagnosis nor a medical opinion and therefore should not be interpreted as such.

Always consult with your chosen health care provider if you have questions about your personal health.